La direction nationale de l’Ocopharma décide de mettre en place un service dans ses locaux pour assurer une opération de vaccination contre l’Hépatite B à Ndzuani et à Ngazidja après avoir constaté «des blocages» au niveau la direction nationale de la santé. L’idée consiste à répondre aux besoins exprimés par les nécessiteux et diminuer le taux de prévalence qui se multiplie de jour en jour, selon l’Ocopharma.
La direction générale de l’office comorien des produits pharmaceutiques (Ocopharma) a lancé avant-hier, mardi, les activités de son service de dépistage et de sensibilisation contre l’hépatite B. Présents lors de ce lancement, le directeur général, Nakib Ben Ali, le responsable financier, Ali Soilihi, les spécialistes et personnel de cette institution ont procédé eux-mêmes aux premiers dépistages et aux premières vaccinations.
Un taux de prévalence de 6%
L’Ocopharma n’a pas compétence pour engager une opération de dépistage ou de vaccination mais les responsables se disent attachés à «l’intérêt et au bien-être de la population», selon leurs propres termes. «Nous sommes contraints d’introduire ce service préventif dans nos locaux pour couper court à la chaine de transmission de cette infection virale qui s’attaque au foie et qui peut caractériser une affection», a fait savoir Nakib Ben Ali. Le patron de l’Ocopharma a informé que «le taux de prévalence de cette maladie s’élève actuellement à 6%». Il ajoute qu’un tel niveau contribue à une multiplication et à une contagion aussi rapide de la maladie.

